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© Claude Calcagno

Personne ne sait réellement quelle est la cause de l’hyperthyroïdie féline, mais certaines études supposent qu’un lien existerait entre les polluants environnementaux tels que certains bisphénols. Une nouvelle étude émet une autre hypothèse.

Des chercheurs japonais ont analysé la nourriture pour chats à base de sous-produits de poisson, qui ne sont pas exempts de toxines. Ils ont effectivement trouvé que les traces de ces sous-produits toxiques, présents à de très hauts niveaux dans les analyses sanguines de chats, venaient de de la nourriture et non d’un autre type d’exposition aux bisphénols.

L’étude a été publiée le 2 décembre dans la revue Environmental Science & Technology.

(NewStat, 11 janvier)

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© alexei_tm

Avoir une attitude positive et altruiste envers son prochain est considéré comme l’un des fondements des relations et de la coopération humaines. Pourtant, d’après une récente étude menée par des chercheurs de l’école vétérinaire de l’université de Vienne, il semblerait que ces traits se retrouvent chez d’autres espèces, notamment les chiens.

Les chercheurs ont montré que les chiens peuvent se montrer serviables et altruistes envers leurs congénères, à condition qu’ils connaissent l’autre chien au préalable. Ces résultats ont été publié le 16 décembre dans la rubrique scientifique de Nature.

Les chercheurs ont étudié le comportement social de 16 chiens afin d’évaluer leur disposition à aider des partenaires familiers et non-familiers. Chaque chien devait tirer un plateau contenant une récompense, et décider si le deuxième chien pouvait la recevoir. En tirant sur le fil du plateau, le chien donneur « servait » la friandise à son compagnon. Chaque animal avait la possibilité de tirer un plateau vide ou un plateau plein.

Selon la connaissance que le chien donneur avait de son congénère, le choix était différent. Les chiens donneurs tiraient plus volontiers le plateau-friandise lorsqu’ils connaissaient l’autre chien que lorsqu’ils n’en étaient pas familiers. « Les chiens peuvent vraiment être altruistes », explique Friederike Range, un des chercheurs de l’étude. « Cela n’avait jamais été démontré de façon expérimentale. Et le degré de familiarité est fondamental pour influencer le comportement des chiens envers leurs congénères. »

(NewStat, 5 janvier 2016)

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© Christin Lola

Le 14 décembre dernier, la Human Animal Bond Research Initiative (HABRI) a publié une nouvelle étude économique qui estime l’économie réalisée par les propriétaires d’animaux domestiques en soins médicaux, a près de 11,7 milliards de dollars. « De nombreuses études avaient démontré à quel point les animaux domestiques ont un effet bénéfique sur la santé humaine, mais c’est la première fois que l’on a une estimation économique de cet impact sur le système de santé américain », explique Terry L. Clower, professeur en politiques publiques à l’université George Mason. « Notre étude démontre qu’avoir un animal allège les charges de notre système de santé ».

On peut distinguer deux domaines de bénéfices :

  • les propriétaires d’animaux, 132,8 millions aux Etats-Unis, économisent 11,37 milliards de dollars en visites médicales
  • les 20 millions de propriétaires qui promènent leur chien 5 fois par semaine voire plus ont moins de prédispositions à l’obésité et économisent ainsi 419 millions de dollars en frais médicaux

Selon les chercheurs, les chiffres pourraient être encore plus importants mais des données économiques supplémentaires seraient nécessaires pour montrer l’impact sur le contrôle des infections, les maladies cardio-vasculaires, l’hypertension, le cholestérol, les allergies, le stress, la pression artérielle et les troubles psychologiques.

(NewStat, 29/12/15)

Les chats goûtent, les chiens dévorent !

décembre 10th, 2015 | Redigé par admin in Etudes - (0 Comments)
© Michael Pettigrew

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Les propriétaires l’ont déjà sûrement remarqué : les chats (Felis silvestris catus) prennent du temps à goûter un nouvel aliment tandis que la plupart du temps, les chiens le dévorent goulûment. Une étude publiée sur Plos One explique les raisons de cette différence facilement observable. Le chat domestique est un carnivore obligatoire : normalement, il ne consomme que des produits provenant de viandes animales. De ce fait, il n’a pas besoin de détecter le sucre ou l’amertume présents dans les plantes et pourtant il en est capable. Normalement, cette capacité devrait être réservée aux herbivores car elle leur permet de se protéger contre d’éventuels poisons contenus dans les plantes et qui leur donnent un goût acide ou amer. Grâce à un récepteur particulier, le Tas2r2, les chats détectent ces goûts de la même manière que les herbivores. Ils possèdent même 12 gènes différents permettant de sentir l’amertume d’un aliment ! Mais là n’est pas la différence car les chiens les possèdent également, tout comme les furets et les ours. Alors où se situe la particularité des chats ? C’est dans la finesse de la détection des composés que les petits félins sont les plus performants : ils sont plus sensibles à l’amertume et ont une palette de détection des composés amers plus large. Ils vont donc mettre plus de temps à goûter un aliment nouveau qui peut potentiellement ne pas leur plaire ou être nocif, prenant la nourriture par petites quantités et la mâchant lentement. Une autre question se pose : pourquoi nos chats domestiques restent si bien armés pour la détection des poisons ? Les chercheurs pensent que le maintien des récepteurs sensibles à l’amertume et à l’acidité est dû à la présence de poison chez certaines proies vertébrées ou invertébrées consommés par ces félins. Les propriétaires savent bien qu’il est très difficile de contrôler le régime d’un chat qui sort régulièrement à l’extérieur et qui passe beaucoup de temps à chasser. Ces animaux consomment souvent des grenouilles ou encore des crapauds dont la peau ou l’organisme peut contenir des éléments toxiques. La détection d’un goût désagréable permettrait à l’animal d’arrêter son festin au bon moment. Une autre raison pourrait expliquer la particularité des chats : selon l’un des chercheurs, chez l’humain, ces récepteurs ne sont pas seulement présents dans la bouche mais ils sont également situés dans les poumons et le coeur et ils permettraient la détection d’infection. Il est possible que les récepteurs des chats possèdent également cette double compétence.

(source : Plos One http://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0139670

Sciences et Avenir 18-11-15)

Des chercheurs de l’école vétérinaire de l’université de Queensland en Australie ont démontré que les caresses, jeux et toilettage des chats réduisaient les risques de troubles respiratoires chez les félins qui en bénéficiaient. Ces éléments ont été publiés dans le numéro d’octobre de la revue Preventive Veterinary Medicine.

Dans cette étude, 96 chats étaient accueillis dans un refuge et bénéficiaient soit d’interactions positives avec des humains (caresses, jeux, toilettage) ou voyaient un humain détournant le regard se tenir devant leur cage, ceci au cours de 4 sessions de 10 minutes par jour pendant 10 jours. Dans chaque groupe de félins, les changements éventuels des états émotionnels et des réponses immunitaires étaient évaluées chaque jour. La production d’IgA (S-IgA) qui joue un rôle capital dans l’immunité, était plus importante chez les chats « traités » par des interactions positives que pour les chats du groupe de contrôle. Les chats traités étaient également moins anxieux et frustrés que leurs congénères. Et on a pu observer une moindre incidence de troubles respiratoires.

(source : NewStat, 2 novembre)

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© Dogs

La dystrophie musculaire affecte environ 250 000 personnes aux Etats-Unis, et elle atteint également les animaux domestiques. D’après une récente étude de l’université du Missouri, une voie de guérison serait envisagée.

Les patients atteints par cette maladie connaissent une mutation génétique qui perturbent la production d’une protéine connue sous le nom de « dystrophine ». L’absence de cette protéine entraîne une série de réactions en chaîne qui mène au final à la dégénérescence des cellules musculaires et à la mort. Les patients affectés perdent progressivement leur capacité à marcher et à respirer à mesure qu’ils vieillissent. Les chercheurs ont montré pour la première fois comment un virus commun pouvait infiltrer le microgène dans tous les muscles d’un chien atteint. Les chiens traités ont reçu le virus alors qu’ils étaient âgés de 3 mois et commençaient à présenter des signes de dystrophie musculaire. A 6-7 mois, ils se développent normalement. « Le virus utilisé est très commun, et ne produit aucun symptôme chez l’homme. Cela le rend très fiable pour répandre le gène de la dystrophine dans tout le corps , d’après l’un des chercheurs. Ces chiens développaient les mêmes signes de maladie que les humains qui en sont atteints. Il est crucial de traiter la maladie dès son apparition, aux stades précoces, afin qu’elle ne fasse pas trop de ravages à un moment de développement physique crucial pour l’individu ».

(source : NewStat, 26 octobre)

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© catmefoto

Au fil des ans, les chercheurs ont exploré diverses options non-chirurgicales pour la stérilisation, mais n’étaient pas encore arrivés à une option viable. Des chercheurs de l’Institut de Technologie de Californie à Pasadena ont développé une injection intramusculaire qui entraîne la stérilité à long terme chez les souris mâles et femelles, et qui pourraient avoir des implications futures pour les chats et les chiens. Les résultats ont été publié le 5 octobre dans la revue Current Biology.

Les chercheurs ont conçu un morceau d’ADN et l’ont injecté dans les muscles qui sont devenus, dans les faits, des générateurs d’anticorps GnRH. Ces anticorps bloquent les voies qui encouragent le développement de l’oeuf et des spermatozoïdes.) Les sujets étaient devenus stériles lors de l’accouplement deux mois plus tard, a rapporté le magazine Science. Ce délai s’explique par la nécessité pour le muscle de produire suffisamment d’anticorps pour que l’effet stérilisant s’active.

« Nous pensons que l’approche peut être utilisée avec de plus grands animaux tels que les chats et les chiens, basées sur le travail que d’autres ont fait avec différentes protéines dans les grands animaux tels que les chiens, les primates non humains, et même les humains, » a expliqué Bruce Hay, le leader de cette étude. Hay mène actuellement une étude pilote sur les chattes en collaboration avec le Centre du zoo de Cincinnati pour la conservation et la recherche des espèces en péril.

(Source : AAHA, 13 octobre)

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© Deyan Georgiev

Diagnostiquer un virus peut être difficile, coûteux, et nécessite souvent une batterie de tests, tant pour les humains que pour les animaux. Et si un seul et unique test pouvait faire tout cela et pour tout le monde ? C’est ce qu’une nouvelle étude suggère.

Des chercheurs de l’École de médecine de l’Université Washington à St. Louis (WUSTL) ont mis au point un nouveau test, ViroCap, basée sur le séquençage du génome. Le test peut détecter des virus non détectables par des tests standards. Les résultats ont été publiés dans Genome Research le 22 septembre.

« Avec ce test, vous n’avez pas besoin de savoir ce que vous cherchez », a déclaré Gregory Storch, MD, Ruth L. Siteman professeur de pédiatrie à WUSTL et auteur principal de l’étude. « Il peut détecter un large spectre de virus, et peut efficacement détecter les virus qui sont présents à des niveaux très faibles. Nous pensons que le test sera particulièrement utile dans les situations où un diagnostic reste difficile après des tests standard ou dans des situations où la cause d’une épidémie est inconnue. »

Pour développer le test, les chercheurs ont ciblé des tronçons particuliers des ADN ou d’ARN à partir de chaque groupe connu de virus qui infectent les humains et les animaux. En tout, l’équipe de recherche comprenait 2 millions d’étendues uniques de matériel génétique issus de virus inclus dans le test.

Ces étendues de matériaux sont utilisées comme sondes pour détecter les virus dans les échantillons de patients qui correspondent génétiquement. Le matériel viral adapté est ensuite analysé en utilisant un séquençage génétique à haut débit. Lorsque des virus totalement nouveaux sont découverts, leur matériel génétique pourrait facilement être ajouté au test.

Les chercheurs envisagent de mener des recherches supplémentaires pour valider l’exactitude de l’essai. Il faudra donc patienter encore quelques années avant qu’il ne soit disponible cliniquement.

(Source : AAHA, 12 octobre)

Les chiens ont besoin d’un guidage humain

novembre 11th, 2015 | Redigé par admin in Etudes - (0 Comments)
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© Carola Schubbel

D’après une étude publiée le 16 septembre dans la revue Biology Letters par l’Oregon State University, nos chiens domestiques auraient été formés pour solliciter les humains et obtenir leur guidage, au lieu d’agir de façon indépendante. La sensibilité sociale joue un rôle clé dans la volonté d’un chien à résoudre des problèmes.

Dans l’étude, les chiens de compagnie, chiens de refuge, et les loups disposaient de trois essais pour ouvrir une boîte de puzzle qu’il fallait résoudre dans trois situations différentes : avec un soigneur humain neutre, avec un soigneur qui les encourageait, et totalement seuls.

Le résultat ? Les loups avaient un taux de réussite de 80% dans la résolution de l’énigme. A l’inverse, les chiens domestiques et les chiens de refuges n’affichaient qu’un très faible taux de réussite de 5%.

Pour les chercheurs, « les gens ont tendance à penser que les chiens sont intelligents parce qu’ils savent reconnaître qu’un problème est insoluble, tandis que les loups ne semblent pas comprendre cela. Au lieu de cela, les chiens peuvent avoir recours à des stratégies différentes pour résoudre les problèmes. »

Par ailleurs, « les chiens de compagnie semblent pécher par excès de prudence. Même s’ils savent que résoudre le problème de façon indépendante sera bien perçu, et même si leur propriétaire les encourage, ils préfèrent une « solution cognitive », c’est-à-dire que leur propriétaire les aide directement à ouvrir la boîte. »

Pour les chercheurs, ce besoin de guidage, même pour résoudre un problème facile, est un comportement adaptatif, dérivé de l’éducation donnée pendant très longtemps aux chiens d’attendre le signal de leur maître avant d’agir, sous peine de conséquences (forcément négatives!).

(source : Science Magazine, 30 septembre)

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Qui a dit que les chats ne s’occupaient que d’eux-mêmes ? Ils pourraient presque disputer le titre de « meilleur ami de l’homme » aux chiens ! Une récente étude publiée dans la revue Animal Cognition a démontré que les chats comprennent bien plus les états d’âme humains que ce que l’on pensait. Morgan Galvan et Jennifer Vonk, deux scientifiques de l’université de Oakland, en Californie, ont étudié 12 chats accompagnés de leurs propriétaires. Ils ont observé les comportements des félins en fonction de deux expressions adoptées par leur maître : un sourire ou une moue. Le résultat est bluffant. Lorsque l’humain adopte une attitude joyeuse, le chat va avoir en majorité des comportements positifs. Il va ronronner, se frotter sur les jambes de son propriétaire et chercher à se coucher sur ses genoux s’il en a la possibilité. Il est également bien plus présent. Dans le cas inverse, quand le maître adopte une expression faciale plus renfrognée, le chat va être peu présent et va moins démontrer son affection. La lecture des expressions du visage par les chats se fait indépendamment de l’expérimentateur. En effet, lorsqu’ils ont été confrontés au visage d’un inconnu, ils ont eu les mêmes réactions que quand la personne présente était leur maître.

Faut-il parler d’empathie ? Les chercheurs mettent en garde contre cette interprétation un peu trop anthropomorphique de ce phénomène. Les félins ne comprennent pas forcément les émotions de leur compagnon mais ils ont fait un lien entre le sourire humain et l’augmentation du nombre d’actes de tendresse envers eux. Donc l’interprétation la plus simple et la plus plausible de cette découverte serait que cette réaction est le résultat d’un apprentissage associatif. Mais on peut dire malgré tout que les chats sont attentifs aux humains.

Lien direct vers l’étude : http://link.springer.com/article/10.1007%2Fs10071-015-0927-4

(source : Sciences et Vie 20 octobre)