© Aurelio Wieser

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95% des chiens exposés à la maladie de Lyme ne manifestent aucun symptôme, selon les Centers for Disease Control (CDC). Et selon une étude récente, leurs systèmes immunitaires peuvent être « trompés » en ne lançant pas une réponse à part entière ou en ne développant pas d’immunité durable face à la maladie. L’étude menée par des chercheurs de l’Université de Californie, Davis (UC Davis), a été publiée dans PLOS Pathogènes le 2 juillet dernier.

« Nous avons démontré que l’animal infecté par Borrelia burgdorferi, la bactérie de forme hélicoïdale qui causent la maladie de Lyme, lance seulement une réponse immunitaire de courte durée, et que l’immunité protectrice contre les infections répétées diminue rapidement« , a déclaré Nicole Baumgarth, DVM, Ph.D., et professeur à l’École de médecine vétérinaire. Baumgarth est une autorité sur la réponse immunitaire aux maladies infectieuses au Centre UC Davis pour la médecine comparative.

« Cette étude suggère également un mécanisme possible responsable de la disparition des anticorps après l’infection et le traitement ultérieur avec des antibiotiques », a déclaré Baumgarth.
La bactérie
Borrelia burgdorferi initialement déclenche une forte réponse immunitaire chez un animal infecté, mais les résultats de cette étude indiquent que les bactéries provoquent très vite des anomalies structurelles dans les « centres germinaux » – des sites dans les ganglions lymphatiques et d’autres tissus lymphatiques qui sont essentiels à la production d’une réponse immunitaire protectrice à long terme. Pendant des mois après l’infection, ces centres germinaux ne parviennent pas à produire les cellules spécifiques – mémoire des cellules B et les cellules plasmatiques produisant des anticorps – qui sont cruciales pour la production d’une immunité durable.

En effet, les bactéries empêchent le système immunitaire de l’animal de former une « mémoire » des bactéries envahissantes et donc de lancer une réponse immunitaire protectrice contre des infections futures.

Les chercheurs ont constaté que, après une infection par Borrelia burgdorferi, ce processus empêchait même l’induction de fortes réponses immunitaires face à une infection grippale.

(source : AAHA, 5 octobre)

Gérer le stress des chats, c’est possible

octobre 9th, 2015 | Redigé par admin in Etudes - (0 Comments)

Comme la plupart des êtres vivants, les chats peuvent faire l’expérience du stress. Ce sont toujours les mêmes facteurs qui le déclenchent : changement, conflit, sentiment d’avoir peu de prise sur les évènements. Mais le stress peut se gérer, et une étude, publiée dans le Journal of Feline Medicine le 22 juin et menée par l’école vétérinaire de l’université de Barcelone, montre de quelle manière. Elle souligne en effet quelles sont les causes du stress des chats domestiques et les moyens d’y remédier. Le stress apparaît suite à un changement dans l’environnement du félin, ou si cet environnement ne permet pas à l’animal d’exprimer les besoins propres à son espèce : chasse, grimpe, grattage/griffades. Une relation chat-humain plutôt pauvre ou un conflit avec un autre chat sont également des sources de stress.

Les chercheurs ont remarqué que ce ne sont pas forcément les conditions qui créent le stress (qu’elles soient physiques, sociales ou issues de la façon dont le propriétaire s’occupe de son chat) : la personnalité de chaque chat et sa propre façon de « gérer » ces émotions et changements a aussi un rôle important.

Le stress chez les chats est une problématique sérieuse puisque les troubles comportementaux qui en dérivent (agressivité, comportements compulsifs, troubles de l’élimination) entraînent souvent des abandons voire des euthanasies. Il peut en outre déclencher des maladies graves comme l’anorexie, l’hyperesthésie féline ou du pica. Les chercheurs finissent enfin par quelques suggestions afin de minimiser le stress, notamment un protocole en 3 phases permettant de réduire les conflits entre chats, d’enrichir l’environnement et d’offrir une zone de « repli » au chat qui lui servira de refuge pour s’apaiser.

(source : NewStat 25 juin)

Une solution simple contre la cataracte

septembre 28th, 2015 | Redigé par admin in Etudes - (1 Comments)
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© Ivonne Wierink

La cataracte est l’affection oculaire la plus courante et la plus héréditaire chez les chiens. Mais une solution « simple » pourrait y remédier. Une nouvelle étude menée par des chercheurs de l’université de Californie et publiée dans la revue Nature le 30 juillet, propose une alternative non-chirurgicale à l’opération de la cataracte : une solution à base de stéroïdes qui la dissoudrait ! Les chercheurs ont noté que les enfants pourvus d’une mutation génétique causant la cataracte ne produisaient pas de lanostérol, une stéroïde produite naturellement par le corps. Les chercheurs ont donc testé la solution sur trois groupes : sur des cultures in-vitro, sur les pupilles de lapins et sur 7 chiens issus de 3 races différentes (labrador noir, pinscher miniature et bouvier australien). Tous ces chiens avaient la cataracte. Chaque chien a reçu la solution sous forme de gouttes ou d’injections, et dans les 6 jours suivants, leur vue s’est considérablement améliorée.

(source : NewStat, 4 août)

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© Petra Eckerl

Les accéléromètres, ou appareils détecteurs d’activité, faits pour les animaux ont de tous temps été chers et difficiles à utiliser, même dans le cas des études cliniques. Néanmoins, depuis que ces appareils ont été designés pour les humains et rendus plus faciles à porter, la technologie a également évolué pour les animaux. Une nouvelle étude de l’Université du Colorado, publiée dans la revue BioMed Central, s’est intéressée à l’un de ces appareils, baptisé « Whistle », un dispositif s’utilisant avec un smartphone, en le comparant avec un accéléromètre largement validé et utilisé.

Whistle permet à un propriétaire de prendre des notes, des photos, de les partager, de gérer la posologie d’un traitement médicamenteux ainsi que l’activité physique d’un chien via un smartphone ou une tablette.

Les résultats de l’étude montre qu’il y avait une corrélation entre les deux accéléromètres, ce qui n’était pas une surprise en soi pour les chercheurs. L’étude avait donc comme objectif de valider l’efficacité de l’appareil.

Néanmoins, ce n’est pas le seul appareil portable de ce type à être étudié dans le cadre de cette recherche. Chaque appareil est différent et peut répondre à une problématique particulière. Dans le cadre d’une utilisation par des particuliers, tous les appareils semblent efficaces et faciles d’utilisation pour mieux surveiller des chiens cardiaques, dotés de douleurs chroniques, ou tout autre trouble limitant leur activité.

(Source : NewStat, 13 juillet)

Et si l’or guérissait le cancer ?

septembre 8th, 2015 | Redigé par admin in Etudes - (0 Comments)
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© Igor Mojzes

Chez les chiens, il existe une forme de cancer propre à leur espèce particulièrement violente pour l’organisme : l’adénocarcicome nasal. Et le pronostic de guérison est plutôt pessimiste, du moins d’après la National Canine Cancer Foundation américaine. Sans traitement, cette maladie peut être fatale en 3 mois. « Avec une radiothérapie, les chiens atteints peuvent gagner une à deux années, mais une très petite minorité d’entre eux peuvent être guéris », explique Nikolas Dervisis, vétérinaire et spécialiste de la médecine des petits animaux à l’école vétérinaire Virginia-Maryland. Avec une collègue, il va d’ailleurs lancer une étude clinique sur une thérapie expérimentale à base de nanoparticules, qui permettraient de « cuire » une tumeur.

Le praticien injecte une solution contenant des nanoparticules enrobées d’or au patient. Pourquoi de l’or ? Parce que le métal est attiré vers les vaisseaux sanguins qui nourrissent les tumeurs cancéreuses. Une fois le produit « installé », un laser de faible puissance est utilisé pour chauffer les particules d’or et ainsi « cuire » la tumeur de l’intérieur. Ni la solution, ni le laser n’affectent la santé des tissus, semble-t-il.

Cet essai clinique, baptisé « AuroLase® » est en cours de réalisation et ouvert aux chiens et aux chats. Il est également pratiqué à l’école vétérinaire du Wisconsin et à l’université de médecine vétérinaire et de sciences biomédicales du Texas.

(Source : NewStat, 6 juillet)

La médecine animale utile aux humains

août 24th, 2015 | Redigé par admin in Etudes - (0 Comments)
médecine vétérinaire médecine humaine mutations génétiques génie génétiques revue Nature
médecine vétérinaire médecine humaine mutations génétiques génie génétiques revue Nature

Crédit : WavebreakmediaMicro

Modifier la construction génétique d’un organisme relève encore de la science-fiction. C’est pourtant tout le but du génie génétique, utilisé par les scientifiques afin d’étudier les effets des mutations génétiques chez l’humain introduites dans d’autres espèces, afin de développer des remèdes. Le seul problème : les maladies ne se manifestent pas nécessairement chez l’autre espèce. C’est en tout cas ce que des chercheurs de la Duke University School of Medicine et l’école de médecine d’Harvard ont constaté. Dans une étude publiée le 29 juin dernier dans la revue Nature, les chercheurs ont comparé des milliers de mutations provoquant des maladies chez les humains, avec les séquences analogues relevées chez 100 espèces animales. Les chercheurs ont ainsi constaté que certaines espèces porteuses de la mutation, qui auraient pu manifester les mêmes symptômes de maladie que les humains, étaient au contraire en bonne santé. Conclusion : comprendre comment les animaux échappent à la maladie malgré une mutation génétique sévère permettrait de mieux soigner les humains qui en sont victimes.

Deux explications sont possibles : l’absence de maladie pourrait résulter d’une ou deux substitutions additionnelles sur le même gène, qui éteint l’effet nocif de la mutation ; ou alors, celle-ci pourrait être causée par de très nombreuses petites substitutions tout le long du génome, qui formeraient alors un « bouclier ». « La théorie de l’évolution nous indique qu’un tel bouclier peut exister, nous ne savons simplement pas encore comment il fonctionne. Aujourd’hui, nous connaissons au moins une partie de la réponse », explique Nicholas Katsanis, professeur de biologie cellulaire à la Duke University et membre de l’étude. L’équipe de chercheurs a également pisté les changements dans les séquences protéiques (qui circulent avec la mutation responsable d’une maladie) afin d’identifier celles qui, en étant restaurées, supprimeraient la mutation. Il se trouve bien qu’en effectuant le bon changement à un autre endroit du gène, on puisse bloquer une mutation responsable d’une pathologie.

(Source : NewStat, 1er juillet)