Le chat FIV-positif

décembre 9th, 2014 | Redigé par admin in Le chat FIV-positif - (0 Comments)

Qu’est-ce que le FIV ?

Le virus de l’immunodéficience féline (FIV) est un rétrovirus appartenant au genre des lentivirus. L’excrétion du virus se fait par la salive, et la transmission s’effectue généralement par morsure. La charge virale étant très élevée dans la salive, une seule morsure peut être contaminante. Les chats qui se battent, en particulier les chats sauvages et les mâles non castrés ayant accès à l’extérieur, sont les plus exposés. Il existe beaucoup d’autres modes de contamination mais moins courants, comme le léchage lors de la toilette, le partage des gamelles, la transmission transplacentaire ou par le lait.

Il faut savoir qu’un chat infecté le restera toute sa vie. Il sera d’abord asymptomatique durant les premières années : ses cellules immunitaires sont progressivement attaquées et leur effectif diminuera avec le temps. L’apparition de maladies liées à l’infection par le FIV ne se fera donc pas avant plusieurs années, le plus souvent jusqu’à un âge moyen à avancé.

Quels sont les signes cliniques ?

Il peut y avoir un bref épisode fébrile, une fatigue et parfois une lymphadénopathie (une pathologie qui affecte le noeud lymphatique et qui se manifeste par une hypertrophie du ganglion lymphatique) au cours des trois premiers mois suivant l’infection, mais ces signes passent le plus souvent inaperçus.

Le FIV peut être associé à des maladies très variées mais non spécifiques. Les signes cliniques peuvent résulter de l’infection en elle-même directement, avec une lymphadénopathie, une fièvre, une diarrhée, une uvéite, une choriorétinite (une atteinte des pigments de l’oeil), des troubles neurologiques ou encore des tumeurs. Mais en général, les signes sont plus caractéristiques et découlent de l’immuno-suppression et des infections bactériennes secondaires, protozoaires, fongiques, par des levures virales ou par des parasites.

Il faut penser au FIV comme cause sous-jacente de beaucoup de maladies, surtout lorsqu’elles sont récurrentes et incurables.

Parmi les nombreux symptômes possibles, il faut compter une gingivite/stomatite, une infection respiratoire, une conjonctivite/kératite, une anémie, une méningite/encéphalite ou encore une infection cutanée. Les diagnostics différentiels à envisager dépendront des symptômes présents.

Quel traitement ?

Contrairement au FelV, le vaccin contre le FIV n’est pas disponible dans tous les pays. Un vaccin est disponible sur le marché américain, mais son efficacité est encore controversée.

Une fois le chat infecté par le FIV, le virus ne pourra jamais être éliminé. Il n’y a actuellement aucun traitement efficace pour inhiber la réplication du virus, même si certaines molécules, elles aussi controversées (comme l’AZT, ou l’interféron recombinant d’origine féline) sont utilisés pour réduire les effets du virus.

Il sera toutefois possible de mettre en place certaines mesures assez efficaces pour les chats infectés :

  • prévenir les infections secondaires : exactement les mêmes recommandations que pour le FelV.
  • Traiter contre les puces et vermifuger régulièrement
  • Fournir une alimentation de qualité
  • Garder le chat en intérieur pour limiter son exposition à des agents infectieux
  • Mêmes recommandations concernant les vaccins que pour l’infection au FelV
  • Réduire les risques de contamination des autres chats en stérilisant les chats entiers

Il est fortement conseillé de garder son chat en intérieur, mais si le propriétaire a des scrupules, il peut le laisser sortir dans la journée. La plupart des bagarres entre chats ont lieu au crépuscule et à l’aube.