David Benaim, chirurgien vétérinaire

6, Fév, 2017 | Rédigé par admin

IMG_4654 psbdL’un des piliers de la clinique du Pont de Neuilly depuis près de 10 ans, aux côtés du docteur Thierry Bedossa, le docteur David Benaim dédie exclusivement son activité à la chirurgie, en partie à la clinique du Pont de Neuilly et d’autre part dans une trentaine de cliniques vétérinaires d’Ile-de-France. Il supervise aussi les urgences et hospitalisations post-opératoires de la clinique. On compte en Ile-de-France assez peu de chirurgiens itinérants et la demande est grande. Ancien interne de l’école de chirurgie vétérinaire de Maisons-Alfort, il intervient en chirurgie orthopédique, des tissus mous et neuro-chirurgie. A la clinique du Pont de Neuilly, sont traités les cas lourds demandant une hospitalisation, les cas référés par des confrères (hernies discales, chirurgies thoraciques, etc..) d’Ile-de-France ainsi que tous les cas de chirurgie de la patientèle locale. En itinérance, il gère majoritairement des cas de chirurgie orthopédique et de chirurgie des tissus mous en ambulatoire.

« Il y a environ 20 ans, avec quatre-cinq amis vétérinaires, nous avons mis en place ce système : apporter la spécialisation dans chaque structure qui n’a pas la possibilité d’avoir un chirurgien à temps plein. Pour les cliniques partenaires et intéressées par ce service, il y a deux intérêts : les patients sont opérés sur place par un chirurgien expérimenté, le vétérinaire traitant peut alors suivre ses cas de A à Z voire se former lui-même à de nouvelles techniques », explique David.

De Neuilly-sur-Seine au Châtelet-en-Brie, en passant par Paris, David parcourt ainsi l’Ile-de-France une bonne moitié de la semaine et effectue près de 800 chirurgies par an. Il faut dire que pour la population régionale, le nombre de vétérinaires, et plus encore de chirurgiens, est relativement faible : on compterait ainsi 800 à 1000 vétérinaires, mais une cinquantaine de chirurgiens exclusifs seulement (sachant que beaucoup de vétérinaires généralistes font de la chirurgie à très bon niveau ) Et une dizaine, donc, qui se déplacent partout comme David. « En règle générale, je planifie sur 15 jours trois à quatre interventions quotidiennes. Les urgences sont intégrées au planning selon la gravité des cas, sachant qu’avant d’opérer une fracture, il faut souvent avoir stabilisé tous les paramètres vitaux (état de choc, hémorragies, etc..)” Les vétérinaires partenaires, qui le connaissent très bien, travaillent dans un rapport de confiance : ils peuvent le recommander à leurs patients, lorsque leur animal a besoin d’une chirurgie complexe, et dans ce cas David viendra opérer dans la clinique concernée. Les patients peuvent également être envoyés à la clinique de Neuilly, et c’est ce qu’on appelle dans ce cas des chirurgies référées : « Lorsqu’une hospitalisation est nécessaire, si des soins intensifs post opératoires, ou un suivi particulier sont exigés, c’est une solution que nous privilégions. Pour les cas lourds, avoir une structure fixe ouverte 24h/24 est indispensable, et nous l’avons à Neuilly. Néanmoins, j’apprécie énormément les efforts faits par tous nos partenaires qui ont équipé leurs blocs opératoires de façon à ce qu’on puisse travailler dans d’excellentes conditions. »

La demande est importante, pourtant on manque de chirurgiens itinérants dans la région, alors que la pratique, inexistante il y a 20 ans, s’est très bien développée en France : « Il y a plusieurs explications à cela. Travailler en itinérant demande un agenda flexible, supporter 200 kms de voiture quotidiens en Ile de France au milieu des embouteillages et une grande capacité d’adaptation à des blocs opératoires différents. Les jeunes chirurgiens spécialisés travaillent aujourd’hui plutôt dans les grosses structures fixes de type CHV (centres hospitaliers vétérinaires). Pour ma part, j’aime changer de structure, rencontrer de nouveaux confrères, tout en ayant, en plus, un lieu fixe pour exercer. J’ai à la fois des repères stables et de la variété. C’est effectivement une pratique de la médecine vétérinaire très exigeante, mais elle enrichit considérablement mon expérience.»

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Un cumul d’expérience et de recul permet de mieux appréhender la multiplicité des cas, les éventuelles complications, et de mieux accompagner les propriétaires : « Tous les risques ne sont pas mesurables, mais on essaie bien entendu de les limiter au maximum. Plus on a d’expérience, moins on a de complications et mieux on sait les gérer. Il reste cependant des cas où, selon le moment de la prise en charge, on ne pourra pas éviter les séquelles. Ainsi, le traitement chirurgical d’une paralysie suite à hernie discale aiguë (type Hansen I) chez un chien en grade 5 (évaluation neurologique de 1 à 5) doit se faire dans les 24h maximum après apparition des symptômes. les chances que le chien remarche chute à 50%. Après ces 24h, une intervention serait inutile.”

 « Une chirurgie lourde a forcément un coût élevé. Le matériel est cher, et nécessite d’être renouvelé régulièrement. Outre l’opération en elle-même, qui mobilise plusieurs personnes pendant plusieurs heures, il faut parfois ajouter un scanner, une hospitalisation, des radio, des analyses… Nous sommes bien conscients que certains propriétaires ne peuvent pas toujours avancer de tels frais. Lorsque les situations sont compliquées financièrement, nous les aidons toujours à trouver des subventions, via certaines associations comme la Fondation 30 Millions d’Amis ou la Fondation Assistance aux Animaux, qui offrent souvent des sommes importantes. S’il s’avère que les propriétaires ont les moyens, mais ne souhaitent pas faire opérer leur animal, nous leur proposons alors de le céder à l’association de Thierry Aide aux Vieux Animaux. Le refuge prend alors en charge l’animal, et nous prenons en charge son opération et sa rééducation. »

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Aujourd’hui, David forme plusieurs internes, qui le suivent dans ses déplacements et travaillent à Neuilly pour le service d’urgence. Ils pourront à terme étoffer l’équipe de la clinique du Pont de Neuilly et de la clinique Championnet. 

  • Vétérinaire à Paris, je fais appel depuis bien quinze ans à David pour les chirurgies qui dépassent mes compétences…
    David m’ a formé à des chirurgies dans lesquelles je ne me serais jamais lancé sans son intervention.
    Il arrive chaque fois avec sa bonne humeur, et repart avec un travail super bien accompli.
    Tous mes clients on en toujours été très satisfaits…et moi, par conséquent…
    Quand le chirurgie demande un suivi post-opératoire lourd, je sais qu’il y a la clinique de Neuilly pour assurer cela.
    Merci à toi, David pour ton aide dans ma pratique de « généraliste », et j’espère que tu seras à mes cotés jusqu’à l’âge de ma retraite



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