La rage

 Qu’est-ce que la rage ?

La rage reste une maladie très répandue dans le monde, pouvant atteindre la quasi-totalité des espèces de mammifères due à un virus appartenant à la famille des rhabdovirus et mortelle en l’absence de traitement. La contamination se fait essentiellement par morsure, par un carnivore domestique ou non. La rage est une MLRC (Maladie Légalement Réputée Contagieuse) chez toutes les espèces animales d’après l’article 224 du Code Rural.

 Quels risques pour l’homme ?

Après quelques jours à quelques mois d’incubation, l’individu atteint développe un tableau d’encéphalite. La phase symptomatique débute souvent par une dysphagie (difficulté à avaler) et des troubles neuropsychiatriques variés, notamment l’anxiété et l’agitation. L’hydrophobie est parfois présente. En l’absence de traitement, l’évolution se fait vers le coma et la mort (souvent par arrêt respiratoire) en quelques jours à quelques semaines. L’issue est toujours fatale en l’absence de traitement.

 Comment risque-t-on d’être contaminé ?

Un animal infecté par le virus de la rage peut commencer à l’excréter jusqu’à quinze jours avant les premiers signes cliniques. Le virus est alors présent dans toutes les sécrétions de l’animal, en particulier dans la salive. Vu sa fragilité dans le milieu extérieur, l’entrée du virus dans l’organisme ne se fait que par le biais d’une effraction de la peau ou par les muqueuses buccale ou oculaire. L’homme ou l’animal est alors le plus souvent contaminé par morsure, griffure ou léchage sur la peau excoriée ou sur une muqueuse.

Rappelons que la rage n’est pas une maladie contagieuse d’homme à homme (sauf en cas de greffes ou transplantations d’organes).

Comment s’en prémunir ?

Au niveau français comme mondial, il s’agit de l’éradication de la rage animale. En France, elle passe par la vaccination préventive des animaux de compagnie (qui ne peut pas se faire légalement avant l’âge de 12 semaines de l’animal) et des personnes potentiellement exposées au virus de la rage (chiroptérologues, vétérinaires,…), et par un plan de surveillance de cette maladie au niveau national. C’est pourquoi une « surveillance mordeur » est demandé dès qu’un carnivore domestique mord un être humain. N’hésitez pas à lire alors la fiche concernant les procédures pour les animaux mordeurs…

D’autres mesures sanitaires sont également prises :

– Pour la rage canine, en zone indemne de rage, le principe est d’empêcher l’importation d’un animal en incubation. En zone infectée, on limite la rage canine par la capture des chiens et chats errants, le contrôle strict de la circulation des chiens et chats domestiques et de leur importation.

– Pour la rage des animaux sauvages (terrestres et Chiroptères), en toute zone, le but est de diminuer la densité de la population de l’espèce vectrice locale, ou parfois de vacciner.

N.B. : Les renseignements utiles que vous trouverez dans ces pages ne remplaceront pas ceux que vous obtiendrez auprès de votre médecin traitant. N’hésitez pas à le questionner à ce sujet.

Références :

– ACHAP.N. et SZYFRES B. : Zoonoses et maladies communes à l’homme et à l’animal – 13ème édition 2001.

– BENET JJ : WWW.vet-alfort.fr – Cours des maladies contagieuses.

– E. PILLY : Maladies infectieuses et tropicales – 19ème édition 2004.

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