L’hypertension artérielle chez le chat : un tueur silencieux

17, Mai, 2017 | Rédigé par admin

L’hypertension artérielle, chez l’homme comme chez le chat, est une maladie grave. Elle est responsable de lésions importantes aux yeux, aux reins, au cœur et même au cerveau.

Dès que la pression artérielle dépasse les normes fixées, en circulant dans les vaisseaux sanguins de façon excessive, on parle d’hypertension artérielle, ce qui peut causer des saignements dans les quatre organes essentiels cités.

Qui est à risques ?

De façon générale, ce sont les chats qui sont les premiers visés. Et parmi eux :

  • les chats manifestant un surpoids sont prédisposés à cette pathologie. Il sera donc nécessaire de bien surveiller leur alimentation, en quantité et en qualité

  • les chats âgés, chez qui l’augmentation de la pression artérielle peut devenir chronique. On parle alors d’hypertension artérielle systémique (HTA)

  • les chats qui sont déjà insuffisants rénaux chroniques

Quelles sont ses origines et ses symptômes ?

L’hypertension artérielle chez le chat peut avoir plusieurs origines: certaines maladies cardiaques, dérèglements endocriniens… Et comme on l’a dit, les troubles rénaux tels que l’insuffisance sont fortement soupçonnés dans le déclenchement de la maladie. Le stress, en revanche, ne semble pas être un facteur déterminant, contrairement à l’homme.

Les premiers symptômes pouvant alerter le maître ne sont pas évidents, car leur apparition peut être tardive. Longtemps, l’hypertension artérielle a fait partie de ces maladies sous-diagnostiquées chez les chats, alors qu’elle peut être lourde de conséquences. Le problème principal est qu’elle peut progresser sans signe clinique visible de l’extérieur. Elle provoquera alors des hémorragies soudaines, qui peuvent gravement handicaper l’animal, voire être fatales.

Un problème de vision, avec parfois hémorragie ou « blanchiment » de l’œil (glaucome) sont les plus courants et doivent alerter immédiatement. Un décollement de la rétine, autre lésion oculaire secondaire possible à l’hypertension artérielle, doit par exemple être traité le plus vite possible sous peine de devenir irréversible.

Les symptômes peuvent s’accompagner d’une polydipsie (le chat boit beaucoup) et/ou d’une polyurie (il urine très souvent). Le chat peut aussi souffrir de vertiges ou bien éprouver des difficultés à se déplacer correctement.

Comment l’anticiper ?

Il n’y a pas 36 façons : en se rendant régulièrement chez le vétérinaire lorsque son chat a passé l’âge de 7 ans. Ce n’est que de cette façon qu’on pourra détecter la maladie de façon précoce. Les praticiens disposent aujourd’hui d’appareils de mesure sophistiqués, ressemblant à ceux utilisés chez les humains, pour évaluer la tension artérielle.

A ne pas sous-estimer néanmoins : le stress manifesté par le chat lors de l’examen chez le vétérinaire, qui peut éventuellement brouiller la mesure. Il faudra alors effectuer plusieurs prises pour confirmer le diagnostic.

Pour les chats insuffisants rénaux chroniques, un bilan annuel minimum est obligatoire si l’on peut bien anticiper l’éventuelle apparition de la maladie.

Quel traitement ?

Il est en général médicamenteux, mais le vétérinaire peut aussi prescrire un régime alimentaire à faible teneur en sel, qui permettra de faire diminuer la pression artérielle.

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