L’hypertension artérielle, chez l’homme comme chez le chat, est une maladie grave. Elle est responsable de lésions importantes aux yeux, aux reins, au cœur et même au cerveau.

Dès que la pression artérielle dépasse les normes fixées, en circulant dans les vaisseaux sanguins de façon excessive, on parle d’hypertension artérielle, ce qui peut causer des saignements dans les quatre organes essentiels cités.

Qui est à risques ?

De façon générale, ce sont les chats qui sont les premiers visés. Et parmi eux :

  • les chats manifestant un surpoids sont prédisposés à cette pathologie. Il sera donc nécessaire de bien surveiller leur alimentation, en quantité et en qualité

  • les chats âgés, chez qui l’augmentation de la pression artérielle peut devenir chronique. On parle alors d’hypertension artérielle systémique (HTA)

  • les chats qui sont déjà insuffisants rénaux chroniques

Quelles sont ses origines et ses symptômes ?

L’hypertension artérielle chez le chat peut avoir plusieurs origines: certaines maladies cardiaques, dérèglements endocriniens… Et comme on l’a dit, les troubles rénaux tels que l’insuffisance sont fortement soupçonnés dans le déclenchement de la maladie. Le stress, en revanche, ne semble pas être un facteur déterminant, contrairement à l’homme.

Les premiers symptômes pouvant alerter le maître ne sont pas évidents, car leur apparition peut être tardive. Longtemps, l’hypertension artérielle a fait partie de ces maladies sous-diagnostiquées chez les chats, alors qu’elle peut être lourde de conséquences. Le problème principal est qu’elle peut progresser sans signe clinique visible de l’extérieur. Elle provoquera alors des hémorragies soudaines, qui peuvent gravement handicaper l’animal, voire être fatales.

Un problème de vision, avec parfois hémorragie ou « blanchiment » de l’œil (glaucome) sont les plus courants et doivent alerter immédiatement. Un décollement de la rétine, autre lésion oculaire secondaire possible à l’hypertension artérielle, doit par exemple être traité le plus vite possible sous peine de devenir irréversible.

Les symptômes peuvent s’accompagner d’une polydipsie (le chat boit beaucoup) et/ou d’une polyurie (il urine très souvent). Le chat peut aussi souffrir de vertiges ou bien éprouver des difficultés à se déplacer correctement.

Comment l’anticiper ?

Il n’y a pas 36 façons : en se rendant régulièrement chez le vétérinaire lorsque son chat a passé l’âge de 7 ans. Ce n’est que de cette façon qu’on pourra détecter la maladie de façon précoce. Les praticiens disposent aujourd’hui d’appareils de mesure sophistiqués, ressemblant à ceux utilisés chez les humains, pour évaluer la tension artérielle.

A ne pas sous-estimer néanmoins : le stress manifesté par le chat lors de l’examen chez le vétérinaire, qui peut éventuellement brouiller la mesure. Il faudra alors effectuer plusieurs prises pour confirmer le diagnostic.

Pour les chats insuffisants rénaux chroniques, un bilan annuel minimum est obligatoire si l’on peut bien anticiper l’éventuelle apparition de la maladie.

Quel traitement ?

Il est en général médicamenteux, mais le vétérinaire peut aussi prescrire un régime alimentaire à faible teneur en sel, qui permettra de faire diminuer la pression artérielle.

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© Deyan Georgiev

Diagnostiquer un virus peut être difficile, coûteux, et nécessite souvent une batterie de tests, tant pour les humains que pour les animaux. Et si un seul et unique test pouvait faire tout cela et pour tout le monde ? C’est ce qu’une nouvelle étude suggère.

Des chercheurs de l’École de médecine de l’Université Washington à St. Louis (WUSTL) ont mis au point un nouveau test, ViroCap, basée sur le séquençage du génome. Le test peut détecter des virus non détectables par des tests standards. Les résultats ont été publiés dans Genome Research le 22 septembre.

« Avec ce test, vous n’avez pas besoin de savoir ce que vous cherchez », a déclaré Gregory Storch, MD, Ruth L. Siteman professeur de pédiatrie à WUSTL et auteur principal de l’étude. « Il peut détecter un large spectre de virus, et peut efficacement détecter les virus qui sont présents à des niveaux très faibles. Nous pensons que le test sera particulièrement utile dans les situations où un diagnostic reste difficile après des tests standard ou dans des situations où la cause d’une épidémie est inconnue. »

Pour développer le test, les chercheurs ont ciblé des tronçons particuliers des ADN ou d’ARN à partir de chaque groupe connu de virus qui infectent les humains et les animaux. En tout, l’équipe de recherche comprenait 2 millions d’étendues uniques de matériel génétique issus de virus inclus dans le test.

Ces étendues de matériaux sont utilisées comme sondes pour détecter les virus dans les échantillons de patients qui correspondent génétiquement. Le matériel viral adapté est ensuite analysé en utilisant un séquençage génétique à haut débit. Lorsque des virus totalement nouveaux sont découverts, leur matériel génétique pourrait facilement être ajouté au test.

Les chercheurs envisagent de mener des recherches supplémentaires pour valider l’exactitude de l’essai. Il faudra donc patienter encore quelques années avant qu’il ne soit disponible cliniquement.

(Source : AAHA, 12 octobre)