La toux de chenil

mars 29th, 2016 | Redigé par admin in Toux de chenil - (2 Comments)
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© fongleon356

La toux de chenil, ou trachéo-bronchite infectieuse canine, est une affection respiratoire courante et très contagieuse du chien. Bien qu’un ou plusieurs agents pathogènes puissent être impliqués, la toux de chenil est le plus souvent attribuable à une infection bactérienne et virale simultanées. La maladie se transmet le plus souvent par contact étroit entre les chiens via les aérosols de sécrétions respiratoires (par exemple lors d’éternuement ou de toux).

Signes cliniques

La toux de chenil se caractérise par une toux paroxystique et aiguë pouvant s’aggraver lors d’excitation ou d’activité. Les quintes de toux se terminent généralement par une sensation d’étouffement, ce qui engendre la sortie d’une petite quantité d’écume. On trouvera souvent dans l’anamnèse un contact récent (typiquement dans les 2 à 10 jours précédents) avec d’autres chiens (ex : séjour en chenil, exposition canine ou entrainement sportif). La majorité des chiens n’auront pas de fièvre lorsqu’ils sont présentés, il est cependant possible que certains expriment une fièvre transitoire. Bien que la plupart des chiens conservent un bon état général et un bon appétit, d’autres pourront être léthargiques et anorexiques. Certains chiens peuvent aussi présenter un écoulement nasal ou oculaire. Il arrive de façon exceptionnelle que la toux de chenil évolue en pneumonie.

Agents pathogènes pouvant être à l’origine de la toux de chenil.

  • Virus parainfluenza canin

  • CAV 2

  • Bordetella bronchiseptica

  • Réovirus

  • Virus canin (CAV) de Herpesvirus canin

  • Virus de la maladie de Carré

  • Mycoplasmes

L’anamnèse et l’examen clinique sont généralement suffisants pour établir le diagnostic de la toux de chenil. La manipulation de la trachée provoque souvent une quinte de toux, ce qui permet de confirmer la sensibilité trachéale. L’auscultation des poumons ne révèle le plus souvent aucun bruit anormal, à moins qu’une pneumonie ne se soit développée.

Quel traitement ?

Bien que la plupart des infections guérissent généralement spontanément, on recommande de prescrire un traitement à base d’antibiotiques efficaces envers Bordetella bronchiseptica et les autres infections bactériennes opportunistes. Bien qu’ils ne soient pas efficaces contre la composante virale de la maladie, ils empêcheront le développement d’une pneumonie bactérienne secondaire. L’antibiotique de premier choix est la doxycycline, mais il est tout à fait possible de prescrire à la place de l’oxytétracycline, des sulfamides potentialisés ou l’association amoxicilline­-acide clavulanique. On prescrit généralement un traitement de 7 à 10 jours, mais il peut être nécessaire d’allonger la durée du traitement dans certains cas, car Bordetella branchiseptica peut persister dans les voies respiratoires jusqu’à 3 mois. Excepté lors de pneumonie, on conseille de prescrire également un antitussif tel que le butorphanol afin de soulager la toux. Face à une infection active, on pourrait penser qu’il faut éviter d’utiliser des corticoïdes, pourtant paradoxalement quelques études anecdotiques rapportent que l’administration de 0,5-1 mg/kg/j de prednisolone durant cinq jours associée aux antibiotiques améliorerait la toux plus rapidement qu’avec des antibiotiques seuls. Cependant, cette approche ne doit être utilisée que sur des chiens adultes qui ne présentent pas de fièvre,avec une toux sévère, dont l’état général est bon et dont l’auscultation pulmonaire ne révèle aucun bruit anormal.

Pour prévenir et contrôler de façon optimale la toux de chenil, on conseille de vacciner et d’isoler de façon stricte les chiens à risque. Les chiens ne sont généralement plus contagieux lorsqu’ils cessent de tousser. On pourra également réduire l’incidence dans les chenils et les locaux vétérinaires en limitant la densité des animaux et en augmentant la ventilation.

En plus de la vaccination annuelle parentérale, il existe des vaccins par voie intranasale protégeant contre Bordetella bronchiseptica et le virus para-influenza canin. L’immunité contre Bordetella bronchiseptica met 72 h à se mettre en place contre trois semaines pour le virus parainfluenza. Bien qu’on considère que l’immunité soit bonne et dure un an, il faut prévenir les propriétaires que ces vaccins n’offrent pas une garantie de protection certaine contre la toux de chenil, les chiens vaccinés peuvent quand même développer des symptômes.

Que faire si son état ne s’améliore pas ?

On informera les propriétaires que généralement les chiens atteints de la toux de chenil guérissent au bout d’une à deux semaines, mais il arrive que certains continuent à tousser durant six semaines. Les infections virales peuvent être à l’origine d’une toux chronique associée à une réactivité bronchique augmentée ; ce syndrome est connu sous le nom de « syndrome de trachéo-bronchite chronique ». La toux peut également devenir chronique si les voies respiratoires se collabent ou si une pneumonie/infection bactérienne secondaire se développe.

Si la toux persiste plus longtemps que prévu (par exemple 2-6 semaines), on recommande d’effectuer d’autres examens complémentaires (ex : NF sanguine complète, radiographie thoracique ou bronchoscopie) afin d’écarter les autres hypothèses diagnostiques ou maladie(s) concomitante(s). Le diagnostic de syndrome de trachéo-bronchite chronique est établi par exclusion, son traitement repose en général sur l’administration d’antitussifs tels que le butorphanol. Lors d’inflammation non spécifique concomitante des voies respiratoires inférieures, on prescrira un AIS. Une pneumonie peut engager le pronostic vital, il faut la traiter avec des antibiotiques à large spectre (on démarrera le traitement avec une dose en IV), une fluidothérapie, des soins de soutien et une supplémentation en oxygène humidifié.

Les chiens atteints de la toux de chenil guérissent généralement spontanément sans traitement. Chez les chiens modérément atteints, il suffit simplement que le propriétaire suive de près l’évolution de la maladie, du moment que le chien malade ne peut pas contaminer d’autres chiens. Si un traitement semble nécessaire, les antibiotiques les plus appropriés et les moins chers sont l’oxytétracycline ou les sulfamides potentialisés.

Les chiens qui présentent une toux de chenil peuvent être traités facilement dans une clinique classique et ne nécessitent pas d’être hospitalisés. On pourra référer les rares cas où la toux persiste plus longtemps que prévu et lorsque la clinique n’est pas suffisamment équipée ou les cliniciens peu habitués à explorer d’autres hypothèses diagnostiques. Les chiens atteints d’une pneumonie devront être tout d’abord hospitalisés et recevoir des soins intensifs durant 24h ; on les réfèrera à une clinique spécialisée si la première ne possède pas l’équipement adéquat.

La toux chez le chien et le chat

mars 10th, 2016 | Redigé par admin in Toux - (0 Comments)
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© Dogs

La toux est un mécanisme de protection qui vise à expulser le matériel (sécrétions ou particules inhalées) se trouvant dans le pharynx ou l’arbre bronchique. Elle peut être provoquée par la présence de particules, d’une congestion pulmonaire, d’une compression intra ou extra-luminale des voies respiratoires, de températures ambiantes extrêmes, de fumée irritante, de divers médiateurs inflammatoires ou de la production excessive de mucus. On est plus fréquemment confronté à de la toux chez les chiens que chez les chats. Lorsque la toux persiste durant deux mois ou plus, on la qualifiera de chronique. Il faut différencier la toux de tentatives de vomissement ou lorsque l’animal donne l’impression de s’étouffer, car ces signes indiquent généralement plutôt un trouble d’origine pharyngée ou gastro-intestinale.

Principaux diagnostics différentiels

Chez les chiens

Affection des voies respiratoires supérieures

  • Trachéo-bronchite aiguë (« toux de chenil »)

  • Paralysie laryngée

  • Collapsus trachéal

  • Strongylose respiratoire (Oslerus os/eri)

Affection des voies respiratoires inférieures

  • Bronchite chronique

  • Corps étranger situé dans les voies respiratoires

  • Bronchopneumopathie éosinophilique

Affection du parenchyme pulmonaire

  • Pneumonie (d’aspiration ou infectieuse)

  • Hémorragie intra-pulmonaire (envisager un trauma­tisme ou un trouble de la coagulation secondaire à Angiostrongylus vasorum)

  • Tumeur pulmonaire (primaire ou métastase)

  • Fibrose pulmonaire idiopathique

Affection cardiaque

  • Insuffisance cardiaque congestive gauche

  • Dilatation de l’atrium gauche comprimant les voies respiratoires

Affection médiastinale

  • Tumeur (ex : thymome, lymphome)

Chez les chats

Affection respiratoire supérieure

  • Bronchite aiguë (ex : infection par Bordetella bronchiseptica)

  • Bronchite chronique Syndrome asthmatique félin

  • Tumeur pulmonaire/bronchique

  • Corps étranger dans les voies respiratoires

  • Strongylose respiratoire (Aelurostrongylus abstrusus)

Affection du parenchyme pulmonaire

  • Pneumonie (bactérienne ou par un mycoplasme)

Affection médiastinale

  • Tumeur médiastinale (ex : thynome, lymphome)

Approche diagnostique

La première étape pour déterminer l’origine de la toux est d’établir si elle résulte d’un problème cardiaque ou respiratoire. Le diagnostic d’une affection cardiaque est relativement simple. Au contraire des chiens, les chats souffrant d’une maladie cardiaque toussent rarement, il faut donc plutôt s’orienter sur une affection d’origine respiratoire lors de toux.

Bien qu’il soit important de garder l’esprit ouvert pour lister les hypothèses diagnostiques d’une affection respiratoire, il faut tout de même savoir qu’il existe des prédispositions à de nombreuses affections cardio­-respiratoires liées à l’âge et à la race. Il est également utile de recueillir des informations concernant son statut vaccinal, le programme de vermifugation, les contacts éventuels avec d’autres chiens/chats ou la faune sauvage (ex : renards), les voyages effectués à l’étranger et des détails sur son environnement. On peut trouver beaucoup d’indices sur l’origine de la toux dans l’anamnèse. La trachéo-bronchite aiguë est à l’origine d’une toux caractéristique pouvant se déclarer à la suite d’un séjour dans un chenil ou de contact avec d’autres chiens. Une toux aigüe d’apparition brutale est souvent associée à l’inhalation d’un corps étranger. Une bronchite chronique engendre typiquement une aggravation de la toux après période de repos/couchage (ex : le matin), alors qu’une paralysie laryngée engendre typiquement une toux et un stridor respiratoire provoqués par l’activité ou l’excitation. Lors de collapsus trachéal, on entend généralement une toux quinteuse déclenchée par l’excitation. Les signes pouvant indiquer un problème plus sévère ou généralisé incluent une dyspnée, une syncope, une intolérance à l’exercice, une léthargie, un manque d’appétit ou une perte de poids.

L’auscultation du thorax représente une partie importante de l’examen d’un animal présenté pour une toux, car elle peut aider à différencier une affection cardiaque d’une affection respiratoire.

Les éléments de l’examen clinique en faveur d’une atteinte cardiaque sont :

  • La présence d’un souffle au cœur et/ou d’un bruit de galop

  • La disparition de l’arythmie sinusale (pour les chiens)

  • Une augmentation de la fréquence cardiaque – typiquement supérieure à 140 bpm pour les chiens et 200 bpm pour les chats.

La qualité du pouls fémoral peut être altérée ou non chez un insuffisant cardiaque. Notez que la présence d’un souffle cardiaque seul ne signifie pas nécessairement que la toux est provoquée par une affection cardiaque. Il est fréquent chez les chiens d’entendre un souffle lors de dégénérescence de la valve mitrale, mais beaucoup de ces animaux ne développeront pas d’insuffisance cardiaque congestive avant plusieurs années.

L’auscultation des voies respiratoires supérieures et du champ pulmonaire permettra d’évaluer l’intensité des bruits pulmonaires normaux et d’identifier les bruits adventices (anormaux). Dans la majorité des cas, la présence de bruits anormaux n’est pas suffisamment spécifique pour confirmer un diagnostic, mais certains éléments peuvent suggérer certaines maladies en particulier. Par exemple, un bruit expiratoire sifflant, chez un chat oriente fortement vers une atteinte des voies respiratoires inférieures (asthme ou bronchite chronique), et la présence de craquements diffus et sévères chez un chien de petite race ne montrant pas de signe d’insuffisance cardiaque oriente vers une fibrose pulmonaire. Cependant, il est nécessaire de poursuivre les investigations pour confirmer ces différents diagnostics. L’auscultation thoracique est une technique assez peu sensible pour détecter des modifications pulmonaires telles qu’un œdème modéré, il est donc préférable de ne pas trop s’y fier pour établir le diagnostic définitif.

A l’exception de la toux de chenil, la majorité des cas de toux nécessiteront de poursuivre les investigations afin d’évaluer sa sévérité et de trancher clairement entre une origine respiratoire ou cardiaque. La nature et le type d’investigation dépendra de si l’on suspecte une origine cardiaque ou respiratoire, de la sévérité des symptômes, de l’indice de suspicion des cifférentes hypothèses diagnostiques et de la présence ou de l’absence d’autres symptômes concomitants. En première intention, l’examen complémentaire le plus recommandé est une radiographie du thorax. Pour pouvoir l’évaluer en entier, on effectuera une incidence dorso-ventrale ou ventro-dorsale ainsi qu’une incidence latérale droite ± gauche. Une insuffisance cardiaque congestive gauche est presque toujours accompagnée d’une augmentation de la taille de la silhouette cardiaque, et elle est également caractérisée par la présence d’une congestion veineuse pulmonaire et d’un œdème pulmonaire.

Pour poursuivre l’exploration d’un problème cardiaque, on conseille d’effectuer un ECG standard enregistré sur six dérivations (en particulier lorsqu’on a détecté une arythmie au cours de l’examen physique) ainsi qu’une échocardiographie (afin d’évaluer la fonction cardiaque, la taille des chambres et de déterminer l’origine de l’affection cardiaque présente). La réalisation et l’interprétation d’un ECG est possible dans la plupart des cliniques, mais il est nécessaire de référer l’animal à un spécialiste pour effectuer une échocardiographie. Le choix de la réalisation ou non de ces examens dépend de nombreux facteurs tels que la sévérité du cas, la confiance du clinicien en son diagnostic et les souhaits du client.

Pour poursuivre les investigations, le clinicien peut réaliser plusieurs (voire tous) examens :

  • Examen des voies respiratoires supérieures et de la fonction laryngée sous anesthésie générale légère

  • Évaluation radiographique de la trachée. Il faut l’effectuer après extubation, au moment de l’inspiration et de l’expiration maximales si l’on suspecte un collapsus trachéal.

  • Coproscopie (les échantillons de fèces doivent être obtenus sur 3 jours) et/ou traitement d’essai avec un anti-parasitaire actif contre les strongles respiratoires et Angiostrongylus vasorum.

  • Bronchoscopie, lavage broncho-alvéolaire pour analyse cytologique ± culture bactérienne et antibiogramme. Ces techniques avancées doivent être réalisées par des cliniciens qui ont reçu une formation spécifique.

  • Une PCR pour recherche des principaux agents pathogènes à tropisme respiratoire

  • Une NF sanguine complète et un examen biochimique complet qui peuvent être utiles avant de prescrire certains médicaments.

Il arrive qu’il soit difficile de déterminer l’origine de la toux chez les chiens qui présentent une affection respiratoire et cardiaque en même temps, en particulier si la première est responsable de la toux. Dans ces cas-là, il est possible de mettre en place un traitement d’essai, d’effectuer un ECG (surtout pour évaluer la taille de l’atrium gauche) et/ou de doser le fragment N-terminal du propeptide du peptide natriurétique de type B canin (NT pro-BNP) .

Quel traitement ?

Pour que le traitement d’une toux soit efficace, il faut que son origine ait été identifiée et traitée en conséquence. Parfois, l’anamnèse et les signes cliniques peuvent suffire pour démarrer un traitement empirique (ex: toux de chenil). Cependant, dans la majorité des cas, il faudra effectuer des examens complémentaires avant de pouvoir envisager un traitement spécifique. Les traitements suivants sont les plus couramment utilisés pour traiter la toux :

  • Gestion de l’insuffisance cardiaque congestive

  • Traitement antiparasitaire – indiqué pour traiter les strongyloses respiratoires ou une infestation par Angiostrongy/us vasorum

  • Antibiotiques – indiqués pour les infections bactériennes des voies respiratoires supérieures et inférieures, ainsi que lors de pneumonie bactérienne

  • Thérapie anti-tussive (ex : butorphanol) – utile lors de toux de chenil ou de bronchite chronique réfractaire, mais il faut l’éviter s’il y a une inflammation active ou une infection sévère (ex : pneumonie)

  • Bronchodilatateurs – utiles pour traiter certaines affections telles que l’asthme félin, le collapsus trachéal ou une bronchite chronique réfractaire

Pour aider à diminuer la sévérité de la toux, il est également recommandé de faire maigrir les animaux obèses, d’utiliser un harnais au lieu d’un collier ainsi que d’éviter l’exposition à des produits irritants pour les voies respiratoires.

Que faire si son état ne s’améliore pas ?

La majorité des infections virales/bactériennes modérées guériront ou s’amélioreront de façon marquée après une à deux semaines d’antibiothérapie adaptée. L’insuffisance cardiaque congestive gauche s’améliore généralement après un à deux jours de traitement. Si la toux persiste au-delà de cette période malgré un traitement correct, il faut revoir le diagnostic et la stratégie thérapeutique. Il faudra parfois poursuivre les investigations pour aboutir à un diagnostic plus spécifique. Par exemple, les cliniciens remarqueront qu’il est fréquent qu’un animal présente une affection respiratoire et cardiaque en même temps, et que même pour les chiens montrant des signes évidents d’atteinte cardiaque, on ne peut pas toujours affirmer sans preuve que la toux est d’origine cardiaque. Si le diagnostic est certain, il est possible de changer de médicament ou de posologie. Par exemple, les antibiotiques ne sont généralement pas efficaces lors de bronchite chronique ; en revanche, les corticoïdes permettent de diminuer l’inflammation des voies respiratoires et d’améliorer les symptômes de façon nette. Les clients doivent également être informés que certaines maladies sont Incurables et que le traitement sera à vie. Pour d’autres situations, comme lors de métastases pulmonaires, le pronostic est désespéré.

On limitera les frais au maximum en établissant un diagnostic et en mettant en place un traitement aussi rapidement et efficacement que possible. Parfois, l’examen clinique et l’anamnèse seuls seront suffisants, mais l’approche la plus efficace à long terme est de choisir avec soin les examens complémentaires à réaliser lors des premières consultations. Quand le client ne souhaite pas réaliser d’autres examens complémentaires à cause de leur prix, le clinicien devra alors initier une ou plusieurs des stratégies thérapeutiques mentionnées précédemment en fonction des résultats des tests déjà effectués et de son degré de suspicion vis-à-vis des différentes hypothèses diagnostiques. Par exemple,les propriétaires d’un vieux chien atteint d’une insuffisance cardiaque congestive préféreront parfois essayer un traitement plutôt que de prendre des clichés radiographiques du thorax.

Cependant, les propriétaires doivent être avertis que dans ces circonstances, le pronostic ne peut pas être aussi certain que si un diagnostic définitif avait pu être établi. Malgré ceci, il est tout de même possible que l’état de l’animal s’améliore pour un certain nombre d’affections cardio-respiratoires après un traitement d’essai basé uniquement sur l’examen clinique seul ; parmi celles-ci, on compte notamment l’insuffisance cardiaque congestive, une infection bactérienne des voies respiratoires supérieures ou inférieures, une pneumonie bactérienne, une pneumonie à mycoplasme, une bronchite chronique, une strongylose respiratoire, une infestation par Angiostrongylus ou de l’asthme félin.

Bien que de nombreuses causes de toux chez le chien et le chat requièrent un traitement à long terme, certains médicaments couramment utilisés sont assez peu chers, comme le furosémide, la digoxine, les sulfamides potentialisés, l’oxytétracycline, la prednisolone ou la codéine.